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Un seul peuple

Quiconque nie le Fils n'a pas non plus le Père - quiconque confesse le Fils a aussi le Père (1 Jean 2:23) : Toute personne, quelle que soit son origine religieuse, culturelle, ethnique ou autre, peut considérer Dieu comme son Père, du moment que Jésus est déclaré Fils de Dieu.

Tous ceux qui descendent d'Israël ne sont pas Israël (Rom 9:6) : Le vrai juif, ce n'est pas celui qui en a les apparences - et la vraie circoncision, ce n'est pas celle qui est apparente, dans la chair - est vraiment juif celui qui l'est dans le secret - sa circoncision, c'est celle du coeur, qui relève, non pas de la lettre, mais de l'Esprit - celui-là ne reçoit pas sa louange des humains, mais de Dieu (Rom 2:28-29)

Ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d'Abraham (Gal 3:7) : C'est nous qui sommes les vrais circoncis, nous qui célébrons le culte par l'Esprit de Dieu, qui mettons notre fierté en Jésus-Christ et qui ne mettons pas notre confiance dans la chair (Phil 3:3) - Si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse (Gal 3:29)

Il n'y a aucune différence entre le Juif et le Grec (Rom 10:12) : Il n'y a plus ni Juif ni Grec […] car tous vous êtes un en Jésus-Christ - Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse (Gal 3:28-29) - Vous êtes une lignée choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple que Dieu s'est acquis, pour que vous annonciez les hauts faits de celui qui vous a appelés des ténèbres à son étonnante lumière - vous qui, autrefois, n'étiez pas un peuple, vous êtes maintenant le peuple de Dieu - vous qui n'aviez pas obtenu compassion, vous avez maintenant obtenu compassion (1 Pi 2:9-10)

Il est notre Paix : des deux (peuples) IL EN A FAIT UN SEUL, en détruisant le mur de séparation qu'est la haine. Il a, dans Sa chair, aboli la Loi avec ses commandements et leurs prescriptions, pour créer en Lui, AVEC LES DEUX, UN SEUL Homme Nouveau, en faisant la Paix, et pour réconcilier avec Dieu LES DEUX EN UN SEUL CORPS, par la Croix, en tuant par elle la haine. Il est venu annoncer, comme une bonne nouvelle, la Paix à vous qui étiez loin et la Paix à ceux qui étaient proches : par Lui, en effet, nous avons les uns et les autres - DANS LE MÊME ESPRIT - accès auprès du Père (Eph 2:14-18).

C'est spirituel : Dieu regarde au coeur, et non pas à la piété apparente.

Dans le texte ci-dessus, vous pouvez remplacer "Juif" par "religieux" et "Grec" par "laïc", p.ex.

Aux yeux de Dieu, tous ceux qui ont pour sauveur Christ sont un seul peuple, spirituellement parlant.

Lire aussi:
Théologie de la substitution
La Bible est-elle antisémite ?

(commentaires aux réactions à ce sujet souvent mal compris)

Révélation


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Serviteur, ou esclave ?

Pour une raison connue d'eux seuls (mais facile à deviner...), les traducteurs ont introduit une erreur dans le Nouveau Testament. De plus, cette "erreur" est masquée et dissimulée... on passe comme chat sur braise... Cette traduction faussée vous empêche peut-être d'entretenir une relation épanouissante et juste avec Dieu.

Cette "erreur" consiste à traduire "esclave" par "serviteur" (vérifiez dans votre bible! [*]). Or, nous ne sommes plus esclaves du péché, mais esclaves de Dieu : Nous avons été rachetés à un grand prix. Nous appartenons à Christ. Nous sommes Sa possession. C'est autre chose que d'être simplement "serviteurs"!

Abraham, Moise, Josué, David, Elie et les prophètes sont clairement désignés comme des esclaves de Dieu. Jésus s'est aussi servi du langage de l'esclavage pour bien préciser ce qu'impliquait le fait de Le suivre. Tout comme la vie de l'esclave, celle du disciple inclut un renoncement total à soi-même, des dispositions d'humilité à l'égard d'autrui, un attachement sans réserve au Maître et à Lui seul, un désir d'obéir à Ses commandements en toutes choses, une promptitude à Le servir même en Son absence et la motivation de savoir que cela Lui est agréable.

Nous sommes bénis d'être esclaves du Christ, et non plus esclaves du péché.

Les chrétiens sont des esclaves... de Dieu : c'est une vérité oubliée. Ce n'est qu'à ce prix que les croyants vivront une authentique liberté, débarrassés de leur ancien esclavage et dévoués à un Maître qu'ils aiment.

On entend souvent dire que Dieu veut combler nos désirs. On compare Jésus à un assistant, prêt à nous aider dans notre quête d'autosatisfaction et d'épanouissement individuel. Or le vrai christianisme ne consiste pas à ajouter Jésus à ma vie : il s'agit plutôt pour moi de me consacrer pleinement à Lui, en me soumettant complètement à Sa volonté et en cherchant avant tout à Lui plaire.

Effectuons donc un changement de perspective radical : les chrétiens sont des esclaves soumis inconditionnellement à leur Maître, Dieu. Un bouleversement qui s'accompagne d'un paradoxe : c'est dans cet esclavage que nous trouvons notre vraie liberté.

L'usage du mot "esclave" n'est-il pas exagéré ? Non, puisque l'original a bien l'équivalent d'esclave, mais que les traducteurs ont délibérément et presque systématiquement traduit ce mot original "esclave" par "serviteur". En réalité, aussi bien Paul que Jacques (Jac 1:1), Jude (Jude 1:1) et Pierre (2 Pi 1:1) se définissent comme des esclaves de Christ. Et plusieurs textes font de tous les chrétiens des esclaves (1 Cor 7:22). Même dans le ciel, plutôt que de s'éclater, ils seront des esclaves qui adoreront leur Maître (Ap 19:5). Pourtant, le christianisme contemporain adopte un langage qui est tout sauf celui de l'esclave.

"Nous ne sommes jamais aussi libres que lorsque nous assumons notre servitude sacrée" (Charles Spurgeon), c'est-à-dire quand nous sommes des esclaves de Dieu, attachés à Lui.

(d'après plusieurs sources)

[*] la NBS (Nouvelle Bible Segond) a bien "esclave", et non pas "serviteur".

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