Méditons les Écritures

  • les raisins ne produiront du vin que si nous les foulons
  • les olives doivent passer sous la meule et être consciencieusement concassées pour que nous puissions en extraire l'huile
  • dans un plat de noix, nous pouvons reconnaître celles qui ont été pénétrées par un ver au petit trou qu'il a percé dans la coquille – rien qu'un trou minuscule – et à l'intérieur se trouve le petit être qui mange l'amande jusqu'à la dernière miette
Eh bien, en ce qui concerne la Bible, ne nous est-il pas avantageux de percer la carapace de la lettre, et de vivre à l'intérieur, en nous nourrissant de l'amande ?

Soyons un petit ver de cette espèce qui, ayant réussi à perforer son chemin à travers la coquille, et ayant atteint les mystères les plus profonds de la Bonne Nouvelle, vit dans et de la Parole écrite de Dieu.

La Parole écrite de Dieu nous sera précieuse dans la mesure où nous nous en nourrirons.

(Charles Spurgeon, Comment lire la Bible)

Le texte dans son substrat originel

Doit-on traduire le texte de la Bible en gardant sa rugosité d'origine, ou est-il préférable de l'orienter dans un sens conforme à la mentalité des personnes à qui est destinée cette traduction ?

Prenons par exemple le chapitre 1 de l'évangile de Marc :
Presque tous les versets commencent par "et", comme si le narrateur était enthousiaste - presque essoufflé - de raconter son témoignage : n'est-ce pas plus réel, plus vivant ?

Lorsque Jésus parle, c'est au présent : Il nous parle encore aujourd'hui, dans l'éternel présent de Dieu.

Les mots sont forts, rudes parfois : ce sont les personnes de caractère qui s'emparent du Royaume, pas les hésitants.

Lorsqu'on traduit les mots non pas en patois de Canaan, mais en leur donnant leur vrai sens, le texte devient beaucoup plus clair, plus réel, et plus spirituel aussi...