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Les contradictions apparentes du NT (1)

Mat 23:10 // Héb 13:7 & 17

Mat 23:10 dit, avec nos mots d'aujourd'hui: Ne vous faites pas appeler leaders, car un seul est votre leader, le Christ. Or, en Héb 13:7 & 17 il semble bel et bien qu'il y ait des "leaders".

Comment expliquer cette contradiction (apparente) ?

En Mat 23:10, il s'agit de ceux qui guident par leur enseignement. Leur enseignement doit être celui du Christ. Il doivent s'effacer pour laisser au Christ la première place. Les dérives sectaires proviennent de personnes qui se mettent en avant pour substituer leur enseignement au Sien.

Donc: le fait d'avoir le don d'enseigner ne vous donne pas autorité sur les personnes enseignées.

En Héb 13, le terme du texte original est différent: il s'agit de personnes qui encouragent à aller de l'avant, sans autoritarisme (donc sans risque de dérive autoritaire). Ce ne sont pas à proprement parler des leaders, mais des personnes pleines de charisme, remplies de l'amour du Berger, dont la priorité est le troupeau et non pas elles-mêmes.

Donc: le fait d'avoir le don de guider ne vous donne pas autorité sur les personnes guidées.

En Mat comme en Héb, il s'agit de fonctions, et non pas de titres. Ce sont des dons, et non pas des métiers rétribués: Vous avez reçu gratuitement: donnez gratuitement (Mat 10:8).

En résumé: vous qui enseignez ou guidez, vous êtes les serviteurs des autres, et vous n'êtes pas plus grands que le Maître. Lui seul est le vrai leader/enseignant/guide.


Le texte dans son substrat originel

Doit-on traduire le texte de la Bible en gardant sa rugosité d'origine, ou est-il préférable de l'orienter dans un sens conforme à la mentalité des personnes à qui est destinée cette traduction ?

Prenons par exemple le chapitre 1 de l'évangile de Marc :
Presque tous les versets commencent par "et", comme si le narrateur était enthousiaste - presque essoufflé - de raconter son témoignage : n'est-ce pas plus réel, plus vivant ?

Lorsque Jésus parle, c'est au présent : Il nous parle encore aujourd'hui, dans l'éternel présent de Dieu.

Les mots sont forts, rudes parfois : ce sont les personnes de caractère qui s'emparent du Royaume, pas les hésitants.

Lorsqu'on traduit les mots non pas en patois de Canaan, mais en leur donnant leur vrai sens, le texte devient beaucoup plus clair, plus réel, et plus spirituel aussi...