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Les contradictions apparentes du NT (2)

Jean 3:16 // 1 Jean 2:15

Jean 3:16 dit: Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.

1 Jean 2:15 dit: N'aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est point en lui.

Nul besoin d'avoir fait des années de théologie pour comprendre qu'il n'y a pas contradiction: 1 Jean 2:16 prolonge ainsi le v.15: Car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l'orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde - il s'agit ici des mauvais fruits du monde.

Il y a plusieurs sens au terme "monde", p.ex. le cosmos, la terre et ses habitants, ce qui est mondain, etc.

Dans 1 Jean il est question de ne pas aimer la vanité du monde - alors qu'en Jean, Dieu sauve le monde car Il aime ceux qui le composent.

Par ailleurs, on peut être dans le monde (parmi ses membres) sans être du monde (ses mauvais côtés).


Le texte dans son substrat originel

Doit-on traduire le texte de la Bible en gardant sa rugosité d'origine, ou est-il préférable de l'orienter dans un sens conforme à la mentalité des personnes à qui est destinée cette traduction ?

Prenons par exemple le chapitre 1 de l'évangile de Marc :
Presque tous les versets commencent par "et", comme si le narrateur était enthousiaste - presque essoufflé - de raconter son témoignage : n'est-ce pas plus réel, plus vivant ?

Lorsque Jésus parle, c'est au présent : Il nous parle encore aujourd'hui, dans l'éternel présent de Dieu.

Les mots sont forts, rudes parfois : ce sont les personnes de caractère qui s'emparent du Royaume, pas les hésitants.

Lorsqu'on traduit les mots non pas en patois de Canaan, mais en leur donnant leur vrai sens, le texte devient beaucoup plus clair, plus réel, et plus spirituel aussi...