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Les contradictions apparentes du NT (7)

Jean 12:47 & 3:17 // Jean 9:39

Jean 12:47 Si quelqu'un entend mes paroles et ne les garde point, ce n'est pas moi qui le juge - car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde

Jean 3:17 Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu'il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui

Jean 9:39 Puis Jésus dit: Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles

Le jugement a des sens différents: en 12:47 celui qui pèche en subira les conséquences, car il y a des lois spirituelles (de même qu'il y a des lois physiques), à moins qu'il se confie en Jésus, qui le sauvera. Même sens en 3:17.

"Pour UN jugement" (9:39): un tri, entre ceux qui admettent ne pas voir et ceux qui croient voir. Notre réaction aux paroles de Jésus constitue un tri, détermine de quel camp on est.


Le texte dans son substrat originel

Doit-on traduire le texte de la Bible en gardant sa rugosité d'origine, ou est-il préférable de l'orienter dans un sens conforme à la mentalité des personnes à qui est destinée cette traduction ?

Prenons par exemple le chapitre 1 de l'évangile de Marc :
Presque tous les versets commencent par "et", comme si le narrateur était enthousiaste - presque essoufflé - de raconter son témoignage : n'est-ce pas plus réel, plus vivant ?

Lorsque Jésus parle, c'est au présent : Il nous parle encore aujourd'hui, dans l'éternel présent de Dieu.

Les mots sont forts, rudes parfois : ce sont les personnes de caractère qui s'emparent du Royaume, pas les hésitants.

Lorsqu'on traduit les mots non pas en patois de Canaan, mais en leur donnant leur vrai sens, le texte devient beaucoup plus clair, plus réel, et plus spirituel aussi...