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Le détail qui a échappé aux traducteurs

Dans la parabole du pharisien et du collecteur des taxes, un détail a échappé aux traducteurs (*) : en Luc 18:11, le pharisien ne prie pas en lui-même, mais à lui-même.

Donc, le pharisien se prie lui-même...

Lorsque nous prions, est-ce bien Dieu que nous avons à l'esprit, ou bien nous prions-nous nous-mêmes en espérant qu'éventuellement Dieu portera attention à notre prière...?

Nous pourrions même aller plus loin en supposant que le pharisien se fait lui-même Dieu (à son insu : laissons-lui le bénéfice du doute...)

En tout cas, il parle en "je" :

  • je te rends grâce
  • je ne suis pas comme le reste des hommes
  • je jeûne deux fois la semaine
  • je donne la dîme de tous mes revenus

Il ne dit pas tout ce que Dieu fait pour lui, mais ce que lui, fait.

Il ne remercie pas Dieu qui serait à la base de ce qu'il fait, mais il se félicite lui-même de ses propres oeuvres.

Le centre de sa prière, c'est lui-même...

A bon entendeur...

(*) C'est Daniel Bourguet qui met le doigt sur cette traduction erronée, dans son dernier livre En lisant Philémon de Gaza (Éditions Olivétan)