Rechercher dans ce blog

Est-ce l'Esprit saint qui a écrit la Bible ?

Cette question est essentielle, car la réponse que chacun lui donne détermine sa manière de penser, donc d'être, puis d'agir, et par conséquent de déterminer sa vie.

Si la réponse est NON, alors la Bible n'est qu'un livre parmi d'autres, avec quelque morale et quelque spiritualité, un livre religieux parmi d'autres, qui détermine une culture et une manière, parmi d'autres, de vivre.

Si la réponse est OUI, alors la Bible est un message de Dieu, Sa Bonne Nouvelle pour nous. Mais à partir de là une deuxième question pointe le bout de son nez : si la Bible est écrite par l'Esprit saint, a-t-elle été dictée, mot-à-mot, "à la virgule près" (*), ou Dieu a-t-il respecté le libre arbitre et laissé le scribe exprimer ce qui lui était révélé avec ses propres mots ?

Si Dieu désire que l'être humain connaisse la vérité qui libère, il est évident qu'Il a laissé le libre arbitre (**) au scribe. Cependant, Il a choisi les bonnes personnes, celles qui ne prennent pas leurs désirs pour des réalités ni leurs pensées pour infaillibles, de manière à ce que la pensée de Dieu soit correctement retranscrite.

Donc, pour résumer, la Bible est inspirée par l'Esprit saint de Dieu, à des personnes qui transmettent fidèlement Sa pensée.

C'est donc Dieu Lui-même qui a décidé d'interpréter spirituellement l'AT lorsqu'il est cité dans le NT. De même, c'est Lui qui a décidé de citer l'AT d'après le grec dans la majorité des cas, avec parfois un sens qui diffère du texte hébreu qui nous est parvenu. Ainsi, quelle que soit l'explication donnée au pourquoi du choix du texte grec (y compris dans la lettre aux Hébreux) il est au final clair et évident qu'il s'agit du choix de Dieu.


(*) L'expression est entre "" car dans les originaux il n'y avait pas de ponctuation.

(**) Il est à noter que certains philosophes modernes, ainsi que d'éminents savants, nient le libre arbitre (nos pensées seraient le résultat de la chimie de notre cerveau) : Dieu serait-il plus "humain" que nos contemporains ?

Epiousios

Epiousios (Επιούσιος) est un mot grec utilisé dans la quatrième pétition du Notre père, tel que formulée dans l'Évangile selon Matthieu et dans celui de Luc. En français epiousios est habituellement traduit par "quotidien", ainsi dans "Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien".

Epiousios n'a aucune traduction directe ou simple en français et il y a plusieurs interprétations de sa signification durant l'histoire du christianisme. Pour les Chrétiens, ce n'est pas une argutie sur un simple mot, puisque le Notre père est censé avoir été institué par Jésus pour ses disciples.

Epiousios montre combien la traduction d'un mot peut entraîner des différences théologiques importantes. Si la phrase "ton arton hēmōn ton epiousion" (τὸν ἄρτον ἡμῶν τὸν ἐπιούσιον) est traduite par "notre pain quotidien", le sens premier est celui de la survie physique demandée à Dieu, jour après jour. À l'inverse, si on traduit par "notre pain de demain", Jésus dit de prier pour nos nécessités futures plutôt que pour les présentes. Une troisième possibilité est de traduire par "notre pain nécessaire" ou "essentiel". Ces trois versions désignent le pain ordinaire mangé tous les jours pour sustenter le corps. Une quatrième version "notre pain pour le temps à venir" désigne le pain ou la nourriture spirituelle. D'autres traductions attirent l'attention au-delà du pain ordinaire vers l'eucharistie.

Epiousios a notamment été traduit par "supersubstantiel" en français et "supersubstantial" en anglais ou autres mots renvoyant à l'essence des choses plutôt qu'à leur nature tangible.

Le terme epiousios n'est attesté par aucun autre texte connu de la littérature grecque ou hellénistique, ce qui empêche d'en établir la signification par comparaison des différentes occurrences. Il s'agit donc d'un hapax (attestation unique).

Il est probable que le terme a été créé par les évangélistes, comme le notait déjà Origène.

Le mot ou préfixe epi apparaît plus de 300 fois dans les évangiles. Le plus souvent il signifie au-dessus, sur, en outre. Ousios signifie être, substance, essence ou nature.

D'après cette source

Le Fils, ou le Père ?

Comment concilier la parole du Fils qui dit "personne ne vient au Père sinon par moi" (Jean 14:6) avec cette autre parole "personne ne peut venir à moi (le Fils) si le Père qui m'a envoyé ne l'attire" (Jean 6:44) ?

Dans un premier temps, on peut se dire qu'on tourne en boucle : c'est le Père qui attire au Fils, mais c'est le Fils qui mène au Père. Par où commencer ?

Pour sortir d'une boucle sans fin, il suffit de faire un zoom arrière et d'observer.

Si on considère que le Père peut attirer au Fils par différentes circonstances, et qu'ensuite le Fils mène au Père, le (faux) problème est réglé.

Et n'oublions pas l'Esprit saint, qui peut mener quelqu'un à la connaissance du Père ou du Fils, qui chacun mèneront à la connaissance de l'autre.

Pour comprendre la réalité, du moment que nous en faisons partie, nous avons besoin de l'observer de loin, avec les yeux spirituels.